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10.01.2011

. Sauvons la méditerranée

La Méditerranée menacée par 250 milliards de micro-fragments de plastiques

En juillet dernier, l'expédition MED (Méditerranée en danger) constituée d'un collectif de scientifiques européens et d'environnementalistes bénévoles ont réalisé une série de prélèvements de micro-plastiques dans la Méditerranée, au sud de la France, le nord de la Corse, de l'Italie et de l'Espagne, pour évaluer et comprendre cette pollution quasi invisible, qui ravage la biodiversité. Des endroits qu'ils visiteront de nouveau cette année avant d'aller explorer les côtes adriatiques en 2012 et proche-orientales en 2013. Décryptage des enjeux avec Bruno Dumontet, le chef de l'expédition.


Novethic.Pourquoi avoir lancé cette expédition sur les micro-fragments de plastique en Méditerranée ?


Bruno Dumontet. Avec  plusieurs scientifiques, nous avions l’intuition que la Méditerranée pouvait abriter le même genre de phénomène qui a déjà été observé dans le Pacifique nord, avec le 7ème continent de déchets (1). La Mer méditerranée est en effet l’une des plus polluées du monde mais il n’y avait pourtant aucune étude réalisée sur le sujet ! Or les premiers résultats que nous avons recueillis lors de notre première expédition cet été au large des côtes françaises, italiennes et espagnoles, sont alarmants. Rien qu’à partir des échantillons prélevés sur le neuston, c'est-à-dire la couche supérieure de l’eau (10 à 15 cm), et qui révèlent la présence de micro-fragments sur 90% d’entre eux, nos extrapolations montrent qu’il y aurait environ 250 milliards de micro-fragments de plastiques dans la Méditerranée, soit près de 500 tonnes (2)! Et c’est une fourchette plutôt basse ! Vous imaginez la quantité que cela peut représenter si l’on prend la totalité de la colonne d’eau ? Le plastique est aujourd’hui l’un des plus grands fléaux des mers et océans.

 

 

A-t-on déjà des idées sur l’origine de ces micro-fragments ?


Ces fragments sont quasi invisibles : ils mesurent de 5 mm à 1cm tout au plus, donc nous sommes en train de les faire analyser par des laboratoires, notamment pour déterminer le type de plasturgie dont ils sont composés. Mais nous avons déjà de fortes présomptions sur le fait qu’il s’agisse, entre autres, de déchets de sacs plastiques et de polystyrène. A priori, ces fragments viennent pour l’essentiel des terres et sont acheminés vers la mer par les fleuves ou par le vent. Une petite partie est larguée par les bateaux de pêche, de tourisme ou de plaisance. Tous ces fragments se déplacent continuellement en fonction des courants, nous avons donc mis en place des balises Argos sur certains d’entre eux pour étudier leurs mouvements. Mais nous en sauront plus d’ici la fin de l’expédition.

 

Quels sont les effets sur la faune et la flore aquatique ?


Il y a plusieurs « dommages collatéraux ». D’abord, les oiseaux de mer, tortues ou autres mammifères qui les avalent s’obstruent l’estomac et finissent par mourir. Ensuite, nous avons également remarqué que des micro-organismes se fixent sur ces bouts de plastiques, ce qui favorise le développement d’espèces invasives.
Nous allons aussi analyser l’impact que ces micro-fragments peuvent avoir dans la chaîne alimentaire. En effet, les mycthophidés, ces petits poissons des abysses qui remontent chaque nuit à la surface de l’eau pour se nourrir de planctons, ont tendance à confondre leur nourriture et ces morceaux de plastiques, qui concentrent des polluants chimiques. Or ces petits poissons sont la proie favorite des thons, dauphins, et autres. En s’intégrant ainsi dans la chaîne alimentaire, il existe un risque que ces micro-plastiques se retrouvent dans nos assiettes !

 

Existe-t-il des traitements pour combattre cette pollution ?

Pour les fragments existants, c’est malheureusement trop tard car il n’existe aucun micro-organisme capable de dégrader complètement le plastique – et même transformés en poudre, ils sont ingérables par le plancton- et l’on ne peut pas filtrer complètement la Méditerranée : il faut 100 ans pour que ses eaux se régénèrent totalement…Le danger est donc que la Méditerranée se transforme en mer morte !
Le problème, résultat d’une mauvaise gestion des déchets, ne peut que se résoudre à la source. C’est pourquoi parallèlement à l’expédition nous avons lancé une pétition citoyenne : « 1 million de clics pour sauver la Méditerranée » où nous demandons, grâce au droit de pétition prévu par le traité de l’UE, à l’Union européenne de s’engager à favoriser l’éco-conception des produits, à mettre en place une taxe pour les produits importés qui ne le sont pas et à sensibiliser les populations européennes sur cette question. Depuis son lancement il y a quelques jours, nous avons déjà recueillis 300 à 400 signatures par jour et nous en sommes désormais à plus de 4 300 ! Dans le cadre de notre expédition, qui va continuer jusqu’en 2013 et nous emmener jusqu’au Liban en passant par la Turquie, l’Egypte, le Maroc, l’Espagne, etc, nous allons aussi travailler avec les associations partenaires pour faire prendre conscience de ce problème aux populations du littoral, qui sont les plus concernées.


(1) Le 7ème continent de déchet, aussi connue sous le nom de « soupe plastique » ou  de « Grande zone d’ordures du Pacifique » est une plaque de déchets, d’une surface presque équivalente à la moitié de la France découverte dans le Pacifique nord par l’océanographe Charles Moore. Cette plaque est translucide et située juste sous la surface de l’eau, elle n’est donc décelable que du haut du pont des bateaux et non par satellites. Une plaque similaire a également été découverte dans l’Atlantique nord.

(2) résultats validés par les analyses du laboratoire de l’Université de Liège et de l’IFREMER

 

pour signer la pétition cliquer sur le lien ci-dessous

 

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Pour info :

 

Jean-Paul Jaud sort 2ème long métrage.

 

Profondément marqué par la catastrophe de Tchernobyl en avril 1986, Jean-Paul Jaud prend conscience de l'urgence écologique planétaire. Il décide alors de créer sa propre société de production, au sein de laquelle il réalise des films documentaires dans une totale liberté artistique. En 1992, il réalise Les Quatre Saisons du Berger, hommage à la nature et au pastoralisme pyrénéen. Ce film récompensé dans le monde entier sera le point de départ de la collection «Quatre saisons en France» . Avec Nos enfants nous accuseront, film documentaire sorti en 2008 et qui a réalisé plus de 300 000 entrées, l'hommage que rend Jean-Paul Jaud à la nature prend un tournant plus militant. Pressé par l'urgence écologique, intimement convaincu que le cinéma a un rôle essentiel à jouer dans la sauvegarde de notre civilisation et de la planète, il a choisi de mettre en exergue les solutions.

 

Son nouveau long métrage Severn la voix de nos enfants sort dans les salles le 10 novembre

 

 

 


09.01.2011

. Sommaire du jardinage bio

  1. le compostage
  2. les fertilisants
  3. les couverts
  4. les engrais verts
  1. la rotation des cultures
  2. les associations de plantes
  3. tableau des associations favorables et défavorables
  1. les amis du jardinier (animaux et végétaux)
  2. les ennemis et leurs traitements
  3. les purins

Dans toutes les notes concernant le jardinage bio vous pourrez constater que tous les mots en caractères gras est un lien il suffit de cliquer dessus.

. Généralités du jardinage bio

Jardiner biologiquement, c'est bien sûr refuser l'usage des produits chimiques, mais c'est aussi et surtout donner au sol les moyens de fournir des produits sains. Cette manière d'aborder le jardinage repose sur des principes de base :

 

- nourriture du sol : en jardinage chimique, les produits servent à nourrir les plantes. Ici on contraire, tout concourt à nourrir le sol et ses micro-organismes.

 

- rotation des cultures : les plantes n'ont pas toutes les mêmes besoins. Faire revivre pendant plusieurs années la même culture sur la même planche conduit à appauvrir le sol en certains éléments. Il faut au contraire faire jouer l'alternance.

 

- travail du sol : dans un jardin bio, le sol sera toujours travailler en surface. Le sol est structuré en couches superposées et celle qui est la plus proche de la surface accueille les êtres vivants du sol qui fabriquent de l'humus.

. La fertilisation

Les fertilisants sont bien entendu naturels (qu'ils soient d'origine animal ou minérale) ; leur fonctions est de nourrir le sol et les micro-organismes qui s'y trouvent. Tout dans la fertilisation biologique concourt à en fabriquer : du compost aux engrais verts en passant par les couverts.

 

LE COMPOSTAGE

 

Peuvent entrer au compost tous les déchets biodégradables du jardin, de la cuisine..

 

Faites de tout cela un tas provisoire, hachez les éléments trop gros : le tas doit être aéré.

 

Quand vous avez rassemblé assez de matériaux, mélangez-le les uns aux autres et montez un tas aux dimensions suivantes, largeur de base 1m, hauteur 0,50 m et la longueur de votre choix.

 

Le tas est installé à même le sol, à l'ombre si possible pour éviter qu'il ne dessèche.

 

Tous les 15 cm, recouvrez les déchets de terre de surface et ajoutez des "cultivateurs" naturels (feuillages de légumineuses, jeunes orties) ou des fertilisants organiques du commerce (sang séché, poudre de roche, d'os).

 

Ces apports d'azote accélèrent et facilitent le compostage.

 

Quand votre tas atteint la hauteur souhaitée, recouvrez-le d'une légère couche de terre et de paille. Puis par-dessus, ajoutez des broussailles.

 

Pour accélérer la décomposition et aérer encore mieux le compost, il est bon de le retourner, au bout de 6 semaines. Utilisez la fourche pour ce faire.

 

Celle-ci permet d'ôter du tas les déchets non décomposés et de les réserver pour un autre tas.

 

Ce retournement permet de mélanger à nouveau les divers aliments.

 

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lien utile

 

LES FERTILISANTS

 

Ils ont pour rôle de nourrir le sol et les micro-organismes qui y vivent et non de nourrir les plantes comme essaient de le faire les engrais chimiques.

 

Les fertilisants apportent surtout de l'azote, mais aussi de la potasse

 

       le fumier : il demeure un fertilisant intéressant au jardin familial. Pour assurer un apport en azote, au potager, le fumier de cheval s'avère un auxiliaire utile.

 

       le guano d'oiseaux : il est constitué de déjections d'oiseaux marins. très riche en azote, il doit être employé avec modération.

 

       les résidus de culture : tous sont très précieux (fanes de carottes et de pomme de terre, feuilles de choux etc). Ils sont tous mis au tas de compostage.

 

       les fertilisants du commerce : ce sont : sang desséché, poudre d'os, corne de sabots, poils de porc etc. Vérifiez bien sur les emballages la composition, et respectez les dose d'emploi indiquées par le fabriquant.

 

       les cendres : il s'agit uniquement de celles résultant de combustion de bois. Facile à trouver, elles fournissent en particulier de la potasse au sol.

 

 

LES COUVERTS

 

L'apport de couvert permet de diminuer l'évaporation sur sol ne, assurant la présence d'humidité bienfaisante. Autre grand avantage au jardin : les mauvais herbes ont le plus de mal à pousser quand le sol est couvert, et les binages deviennent superflus.

 

      les couverts de printemps : Le compost frais, c'est-à-dire celui retiré du tas de décomposition au bout de 2 à 3 mois, est un excellent couvert pour les semis. Autre couvert de semis intéressant : le paillis.

 

      les couverts d'automne : Ils ont pour objet d'assurer l'hivernage du jardin dans les meilleures conditions, avec comme objectif de protéger le sol des effets néfastes de la pluie, du gel et du dégel. Ils fournissent de plus le micro-organismes la nourriture dont ils ont besoin. Ils s'agit du compost, du fumier frais d'origine animale, des matières vertes (résidus de tonte de gazon de récoltes, engrais verts, etc).

 

LES ENGRAIS VERTS

 

L'un des grands principes du jardinage biologique est l'obligation de ne jamais laisser son terrain à l'état nu. Les engrais verts permettent de respecter cet impératif.

 

Ce sont des plantes que l'on sème sur une parcelle nue ou cultivée (entre les rangs).

 

Une fois la levée des semis réalisée et un peu avant la floraison - c'est important, car c'est à ce moment que la plante est le plus riche en azote-, les engrais verts sont coupés et broyés à la main (cisaille, faucille) ou à la tondeuse.

 

Après les avoir laissées quelques jours à même le sol, enfouissez-les à faible profondeur, bien entendu sans retourner le sol.

 

Les engrais verts sont très nombreux il y a :

les légumineuses : trèfle, vesce, pois fourrager, féverole...

les graminées : seigle, ray-grass d'Italie, avoine...

les crucifères : moutarde, colza ...

 

Vous trouverez en cliquant  ici  un tableau de quelques engrais verts et leurs propriétés.

 

moutarde blanche

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trefle.jpg

 

 

 

 

 

 

moutarde blanche             vesce                      trèfle

 

. L'organisation du jardin bio

Un sol qui chaque année - ou plusieurs fois par an - doit fournir de nouvelles cultures se fatigue, même avec les bienfaits de la fertilisation biologique.

 

LA ROTATION DES CULTURES

 

L'alternance des cultures sur un même sol concerne des légumes ayant des modes de végatation, des besoins "alimentaires" différents.

Exemple :

les légumes-feuilles (salades, choux, épinards...) consomment surtout de l'azote,

les légumes-racines (carottes, navets, betteraves, radis...) de la potasse

et les légumineuses (fèves,pois, haricots secs, lentilles..) des phosphates.

Evitez ainsi de se faire succèder sur une même parcelle des plantes ayant le même mode végétatif.

A noter que la tomate peut revenir plusieurs années de suites à la même place. Il suffit de fournir au sol, chaque année, une fumure.

Le principe de la rotation peut paraître simple en théorie ; mais en pratique, il faut aussi tenir compte des associations des plante, c'est-à-dire qu'il y a des plantes qui ne se supportent les unes à côté des autres.

 

LES ASSOCIATIONS DES PLANTES

 

Les légumes du jardin ayant des besoins et des modes de végétation différents peuvent, au voisinage les uns des autres, exercer des influences néfastes ou au contraire favorables.

 

Voici quelques exemples de cultures associées :

carotte-laitue ; chou-laitue ; poireau-céléri

Le tableau suivant vous indique quels légumes vous pouvez semer en associations.

 

TABLEAU DES ASSOCIATIONS FAVORABLES ET DEFAVORABLES

 

TABLEAU LEGUME.pdf

.La protection des cultures

 

LES AMIS DU JARDINIER

 

  • Le Carabe doré

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Ce petit insecte de couleur bronze ou vert doré sur le dessus se nourrit de larves et de chenilles, de limaces et d’escargots.

Il est en danger d’extinction et figure sur la liste rouge des animaux en voie de disparition.
Les oeufs sont déposés à même le sol d’où l’intérêt de ne pas bêcher trop profond, ou ne pas bêcher du tout pour préserver cet insecte. Il séjourne de préférence sous des pierres et hibernent dans de vieilles souches. Le carabe adore la phacélie, une plante engrais vert et mellifère qui attire de nombreux insectes dont le carabe.

 

  • LA Chrysope

 250px-Chrysoperla_carnea_zlotook_pospolity.jpg

 

Ce sont de petits insectes allongés de couleur verte, translucide avec de longues ailes transparentes et
nervurées.
Polyphage les larves arrivent à dévorer de 250 à 500 pucerons pendant leur développement qui dure 3
semaines. Elles sont également friandes de trips, araignées rouges, des cochenilles farineuses et des jeunes chenilles.
Elles pondent dès la fin de l’hiver et les larves seront à pied d’oeuvre pour se nourrir de pucerons, bien avant l’arrivée des coccinelles.
L’hiver elles trouvent refusent dans les abris, les garages, les greniers et même la maison. Ne les tuez
pas, elles vous seront d'une grande aide au jardin dès les beaux jours venus.

 

  • La Coccinelle

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Une coccinelle adulte peut manger jusqu’à 80 pucerons par jour. Une larve peut manger durant sa vie à l’état larvaire plus de 400 pucerons. Ne détruisez pas vos pucerons, ils feront se multiplier les coccinelles.
Paillez vos plantations, installez des nids à coccinelles. Elles passeront l’hiver dans votre jardin, pondront et les larves n’auront plus qu’à grimper aux rosiers pour se nourrir des pucerons qui feront leur apparition au printemps.

 

 

  • Les perces oreilles

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Les perces oreilles dévorent les pucerons, les oeufs de papillons, les petites chenilles.
En surnombre et si la population d’autre insectes est faible, ils peuvent s’attaqué au jeune pousse des plantes.
À surveiller !!!!

 

  • Les syrphes

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Le syrphe est souvent confondu avec une guêpe ou une abeille car il est noir et jaune.
Une façon simple de le reconnaître : il vole en stationnaire au dessus des fleurs, ne possède que deux ailes.
Les larves mangent jusqu’à 400 pucerons au cours de leur état larvaire qui dure entre 8 et 15 jours et sont capables de nettoyer un coin de jardin occupé par des pucerons, chenilles, araignées rouges et petites larves de coléoptères.
Les adultes se nourrissant de nectar sont d’excellents pollinisateurs.


Et surtout n’oubliez pas de protéger Hérissons, grenouille, crapeaux et de favoriser la présence d’oiseaux et également de semez des fleurs, de la phacelie grande pourvoyeuse de nourriture pour tous insectes

 

 

LES ENNEMIS ET LEURS TRAITEMENTS

 

Les animaux

  • L'altise

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Ce petit insecte, prolifique en période de sécheresse, attaque surtout les feuilles de chou, de radis, de navet...

Aussi, arrosez souvent les plantes afin d'éviter feuilles et sols secs. En cas de piqûres, épandez au pied des cultures de la cendre de bois tamisée.

 

  • La limace

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A noter que l'apport de fumier frais favorise l'apparition des limaces. Pour entraver leurs déplacements, épandez autour des cultures de la sciure, de la suie ou des cendres. Autre moyen de lutte : les assiettes creuses enfouies dans le sol pour être à leur niveau. Versez-y moitié bière, moitié eau sucrée. Les limaces tombent dans l'assiette  et meurent.

 

  • Les pucerons

Il en existe un grand nombre. On les rencontre à la fois au potager, au verger et au jardin d'ornement. Le purin d'ortie peut être utilisé, le savon noir et

La décoction d'absinthe (faites bouillir, pendant 30 minutes, 100g de feuilles séchées d'absinthe dans 1 litre d'eau. Laissez macérer une journée. Arrosez-en les plantes atteintes par les pucerons, après avoir dilué la décoction dans 10 fois son volume d'eau.

 

Les maladies

  • La cloque

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Elle attaque les feuilles de pêcher. Celles-ci se rabougrissent et prennent une coloration rougeâtre.

En prévention, effectuez une application de bouillie bourguignonne au milieu de l'hiver. En bio-dynamie, c'est la décoction de prêle qui utilisée.

- bouillie bordelaise : sulfate de cuivre + chaux

  - bouillie bourguignonne : sulfate de cuivre + carbonate de soude

 

  • Le mildiou

  mildiou_tomate.jpg mildiou_feuille.jpg

Cette maladie attaque principalement les tomates et les pommes de terre et la vigne. Elle provoque des tâches brunes sur les feuilles qui finissent par se dessécher.

A la première attaque, traitez avec une prépartion à base de cuivre (bouillie bordelaise) ou décoction de prêle. Traitez le matin, par beau temps.

 

  • L'oïdium ou champignon blanc

oidium_1.jpg

Il s'attaque aux légumes et aux arbres fruitiers.

En prévention, vous pouvez utiliser le purin d'ortie (mais seulement une journée de macération quand il s'agit de traiter au verger) ou une infusion d'ail additionnée de lait. En action préventive

. Espacement suffisant des plants.

. Suppression rapide des parties ou sujets atteints afin d'éviter ou de freiner la propagation.

. Ne pas arroser les feuillages lorsqu'il fait chaud.

La pulvérisation de bicarbonate de soude ou bicarbonate de potassium s'avère efficace (1 cuillère à café) de bicarbonate de soude ou de bicarbonate de potassium par litre d’eau et ajouter 1 cuillère à café de savon de Marseille liquide, de lait, ou d'huile alimentaire afin que la solution s'accroche aux feuilles.

Pulvériser cette solution sous et sur les feuilles et renouveler après toute grosse pluie.

L'utilisation du bicarbonate est tolérée en Agriculture Biologique.

 

 

 

LES PURINS

 

  • Qu'est-ce qu'un purin de plantes ?


Un purin de plantes, que l'on appelle également "extraits fementés", est tout simplement une macération de plantes dans de l'eau pendant plusieurs jours (environ deux semaines).
L'objectif étant de recueillir les vertus fongicides et insecticides des plrantes.

 

Le purin d'orties :

  • Purin d'orties fongicide et insecticide préventif


Faire macérer 1kg d'orties dans 10L d'eau pendant 5 jours ;
filtrez et diluez 0,5 L de jus avec 10 L d'eau
Mode d'emploi :
En prévention, arrosez au pied ou pulvérisez sur les feuilles des plantes susceptibles d'être attaquées à trois reprises soit une fois tous les 15 jours. Pour les traitements d'urgence, procédez à 3 pulvérisations foliaires réparties sur 10 jours.



  • Purin d'orties fertilisant


Faire macérer 1kg d'orties dans 10L d'eau pendant une dizaine de jours ; remuez régulièrement.
Filtrez et diluez 1 L de jus avec 10 L d'eau
Mode d'emploi :
Arrosez le pied des plantes. Procédez au printemps et en été avant les semis puis pendant et après le repiquage des plants.

 

Quelques exemples de purins avec des plantes courantes :

  • Le purin de consoude : pour stimuler la croissance, fertiliser (potassium)
  • Le purin de fougère : contre les pucerons et limaces
  • Le purin de lavande : contre les pucerons et les fourmis
  • Le purin de noyer : contre les pucerons et les chenilles
  • Le purin d'ortie : pour stimuler la croissance, fertiliser (azote), contre les attaques fongiques (mildiou, oïdium) et les pucerons
  • Le purin de plantains : pour stimuler la croissance, fertiliser (calcium, potassium)
  • Le purin de pissenlit : pour stimuler la croissance, fertiliser (phosphore, potassium)
  • Le purin de sureau : contre les pucerons, les altises, les thrips, les noctuelles et les rongeurs
  • Le purin de tomates : contre les teignes des poireaux, les altises, les piérides du chou, les pucerons



 

 

 

 


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